Nuits 2018 : Bob Dylan, Francis Cabrel et Fred Pellerin mis à l'honneur

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Les mots seront plus que jamais au cœur des Nuits, soufflées par la poésie du seul auteur-compositeur honoré par un Prix Nobel de littérature, Bob Dylan, et l’œuvre vive de Francis Cabrel, l’un des trésors du patrimoine francophone. Portrait de trois artistes qui partagent des passions que les frontières ne peuvent stopper : la musique et les mots.



BOB DYLAN

Bob DylanBien avant de devenir Bob Dylan, Robert Zimmerman est un gamin du Minnesota qui rêve de rencontrer son idole, le grand chanteur de folk Woody Guthrie et de se produire à New York… Choses faites en 1960 ! Avec sa guitare et ses textes engagés dans la lignée des chanteurs contestataires (il lutte à sa manière contre la guerre du Vietnam et pour les droits civiques des Noirs américains), le poète, au caractère bien trempé, se fait connaître d’un public très exigeant qui ne supportera pas ou difficilement qu’il passe à la guitare électrique en 65. Malgré tout, le succès est fulgurant. Alter-ego de Joan Baez, il crée le folk-rock avec l’album “Bringing it all back home” ; le titre “Mister Tambourine Man” devient numéro un aux USA… grâce à la version des Byrds ! Car un nombre incalculable d’artistes du monde entier reprennent les chansons du maître. En France, c’est Hugues Aufray puis, beaucoup plus tard, Francis Cabrel qui se frottent au mythe. Des chansons comme “Like a rolling stone”, “Blowin’in the wind”, “A hard rain’s a gonna fall”, “Just like a woman” et tant d’autres sont devenues des classiques de la culture américaine, et finalement mondiale, au même titre que celles d’Elvis Presley. Cet auteur de poésie (il cite volontiers dans ses influences : Baudelaire, Apollinaire et les surréalistes), peintre à ses heures, a reçu en 2016, à l’âge de 75 ans, le prix Nobel de littérature, une première pour un auteur-compositeur.
 

 

FRANCIS CABREL

Adolescent, le jeune Francis Cabrel, qui répète avec son groupe dans un garage près d’Agen, a un choc en écoutant le 45-tours de Bob DylanFrancis Cabrel : “Like a rolling stone”. “Et ce fut la révélation, le coup de tonnerre, la lumière", raconte l’artiste. "J'avais 16 ans et j'ai su que ma musique prendrait cette direction-là. Peu de temps après, j'ai entendu le premier album de Leonard Cohen et tout cela s'est mélangé, mais dans l'attitude, la posture, la démarche, Dylan a toujours été le modèle”. En 2012, le chanteur d’Astaffort consacrera enfin un album à son idole de toujours, “Vise le ciel”, où il adapte en français une dizaine de chansons. Mais revenons dans les 70’s : arrive donc, en pleine période disco, un jeune auteur-musicien qui met au centre de ses compositions, la guitare. Alors surnommé le mousquetaire de la chanson ou le troubadour des temps modernes, Francis Cabrel part à la conquête d’un public très vite touché par une musique élégante et fluide, pop-folk mâtiné de blues, soutenant des textes à portée universelle. En parlant de lui, de ses amours (“Je l’aime à mourir”, “Petite Marie”, “Question d’équilibre”), il parle de nous. Et en citoyen concerné, tout comme Bob Dylan, il peut évoquer des sujets qui l’émeuvent comme la précarité, le racisme (“Saïd et Mohamed”), la corrida… Et le temps qui file, thème principal de son dernier opus “In Extremis”, avec un sens toujours acéré du mot juste au service d’une plume sensible et poétique.

 

 

FRED PELLERIN  

Fred PellerinC’est une évidence, Fred Pellerin est profondément attaché à ses racines québécoises et plus particulièrement à Saint-Elie-deCaxton, son village niché au cœur de la Mauricie. Depuis plus de 15 ans, il voyage à travers le monde francophone pour raconter avec humour et poésie la vie des habitants et les légendes du bourg. Son dernier conte en date, “Un village en trois dés”, connaît un succès phénoménal. Star en son pays, Fred Pellerin possède un autre talent, celui de chanteur. L’aventure démarre à deux. En effet, l’artiste sort un premier album avec son frère Nicolas pour interpréter en duo des chansons traditionnelles. Suivront trois CD solos : “Silence”, “C’est un monde”, et “Plus tard qu’on pense”. Dans la lignée de Gilles Vigneault et Félix Leclerc avec pour cousins prestigieux, Michel Rivard et Francis Cabrel, Fred Pellerin chante l’amour (“Mille après mille”), dénonce la société de consommation dans “C’est combien ?”, regrette le temps qui passe et évoque la filiation (“De fils en père”). “Le langage du conte pour moi, c’est le langage éclaté, l’explosion. C’est le trop, le surplus. C’est de dire huit mots pour dire une affaire. Pis dans la chanson, c’est l’inverse. Tu fais une petite image avec trois mots et il faut qu’elle dise mille affaires. T’es dans l’économie, c’est plus structuré”, explique le poète qui habille ses textes avec des mélodies où le violon et la guitare se partagent le premier rôle.
 
 

 

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