Dans les coulisses de l’Atelier Choral : zoom sur un laboratoire créatif d’envergure !

Cette année 2018 verra se dérouler la 31ième édition des Nuits de Champagne 2018. Si l’événement est très prisé par les choristes amateurs de toute la France et la francophonie, l’envers du décor reste peu connu pour beaucoup. Pourtant, le travail de (re)création des œuvres polyphoniques nécessite chaque année l’intervention de professionnels qui travaillent dans l’ombre, afin de proposer un programme complet, adapté et minutieusement mis en place. Pour cette édition consacrée aux répertoires de Cabrel, Dylan et Pellerin, c’est Brice Baillon qui tiendra la baguette de directeur artistique, rôle qu’il tient avec engouement depuis 2010.

Le socle de tout cet événement repose sur le choix des titres à harmoniser. Celui-ci se finalise à la fin de l’hiver, lors du premier séminaire réunissant l’équipe artistique. Ensemble, les membres discutent du nombre de chansons qui seront laissées au Grand chœur, avec ou sans l’artiste, tout en essayant de créer une concordance entre celles-ci. L’objectif de ce séminaire est aussi de favoriser les écoutes de chaque version des morceaux sélectionnés, afin d’en dégager la piste à suivre pour la future harmonisation.

 

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Lors du deuxième séminaire qui s’est déroulé les 1, 2 et 3 mai 2018, les membres de l’équipe artistique se sont retrouvés pour passer en revue chaque harmonisation. Chacun peut s’exprimer pour la réalisation de chaque titre, car, comme le précise Brice Baillon, le collectif enrichit d’une part le spectacle mais aussi l’expérience de chacun. L’esprit d’équipe est d’autant plus important qu’un titre peut demander une longue période de travail, en fonction de son niveau de difficulté, mais aussi du temps de réflexion autour de celui-ci. Ce séminaire est avant tout un « laboratoire de création ». Les harmonisateurs se donnent parfois des libertés dans la réécriture des chansons, tout en gardant les codes établis au préalable. C’est dans cet optique qu’en 2016, certaines reprises d’Obispo avaient pris une tournure très soul et gospel. Cette année l’objectif est de rester dans l’univers folk !

Ces séminaires sont des éléments fondamentaux dans la création du Grand choral. Brice tient d’ailleurs à le rappeler : « on écrit pour notre chœur ! Il y a des contraintes à prendre en compte ». Effectivement, les séminaires servent à apporter des arrangements qui soient adaptés à un chœur amateur de 900 voix. Il faut donc leur apporter des outils pointus pour leur confort, c’est le plus important. Le nombre d’heures de travail étant limité durant la semaine de l’Atelier choral, tout doit être fait pour que le choriste soit à l’aise en interprétant les chansons. Ces quelques jours d’écriture sont d’autant plus importants qu’à la suite du séminaire, tout est figé. « C’est ce qui est frustrant » explique Brice, car parfois l’inspiration vient après coup, mais on ne peut plus rien modifier : les partitions sont déjà entre les mains des choristes !

 Mais pourquoi ces séminaires sont une étape si décisive pour la suite ?

L’écriture étant terminée, il est temps de se pencher sur l’enregistrement. Chaque année, une playlist spécifique est envoyée à chaque inscrit de l’Atelier Choral, en fonction de son pupitre (alto, soprane, ténor, basse), afin qu’il puisse travailler tous les titres, seul, en amont de la semaine de festival. Le choriste peut s’aIMG 20180502 175302ppuyer sur le maximum d’outils à sa disposition : des versions tutti des chansons ainsi que la voix de son pupitre seule.

 

La session d’enregistrement se déroule durant six jours en studio. Cette année, Julie Rousseau (alto et soprane), Benjamin Riez (ténor) et Brice Baillon (basse) seront les trois voix sur lesquelles les choristes pourront s’appuyer. Brice confie d’ailleurs que le travail d’enregistrement est quelque chose de très difficile. « C’est très fatigant, très intense ! Il faut être solide psychologiquement et hyper précis ».

A noter que cette année, les choristes vont découvrir une grande nouveauté, des parties chantées en langue anglaise ! Cela peut faire peur, mais le directeur artistique est optimiste, il adore la nouveauté car « personne ne sait ce que ça va donner, et c’est ça aussi l’esprit expérimental… ».

Si vous souhaitez assister à l’une des représentations du Grand Choral des Nuits de Champagne les 26 et 27 octobre, n’hésitez pas ! Des places sont toujours disponibles.

 

 

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