Les chansons hissent la voile à La Rochelle

 
Venus de plusieurs régions, 150 choristes ont participé au 4e week-end chantant organisé par la chorale "Contre ut et Marées", les 17 et 18 septembre. Un régal pour apprendre dans la bonne humeur.



Répertoire

L'opportuniste; de Jacques Lanzmann, Anne Segalen et Jacques Dutronc, harmonisé par Martin Le Ray et dirigé par Guillaume Le Ray.
Les questions de Guillaume Aldebert, harmonisé par Christophe Allègre et dirigé par Elodie Grandmaire.
Monsieur perd ses copains de Alice, Frédéric, Mathilde et Samuel Burguière (Les Ogres de Barback), harmonisé et dirigé par Guillaume Le Ray.
 

Retrouver les photos du week-end chantant ! 


 
"Une fois qu'on a goûté à ces week-ends, on ne peut plus s'en passer. Pour la pédagogie, ils sont forts, les chefs, toujours pros et sympas. Bravo aux organisateurs, qui ont fait un sacré boulot." Les compliments de ce groupe de Rochelais avaient de quoi ravir Carole Bertin. Aidée d'une équipe de 12 personnes, la présidente de "Contre ut et Marées" aura accueilli  pas moins de 150 choristes lors du 4e week-end chantant de La Rochelle : "Les gens sont contents, chaleureux, souriants, cela fait plaisir à voir" avouait-elle au terme des deux journées, consacrées à l'apprentissage de trois titres.
 
 




Dans la salle d'animation de Périgny, qui célébrait en chansons "le portrait à travers les âges de la vie", on est vite entré dans le vif du sujet, le samedi, sous la direction de Guillaume Le Ray. Avec "L'opportuniste", titre-fétiche de Dutronc, composé en 1968, il s'agissait de retrouver le style goguenard et je-m'en-foutiste de ce grand succès. Une chanson pleine de punch derrière la décontraction.
Elodie Grandmaire enchaînait ensuite avec "Les questions" d'Aldebert. Un petit bijou drôle et tendre sur la patience dont les parents doivent faire preuve quand les enfants les assaillent de "pourquoi". Les paroles, sur un rythme très enlevé, obligent les choristes à s'investir pour mettre en situation le côté naïf des petits dans leurs interrogations loufoques et des adultes au bord de la crise de nerfs... A l'opposé, "Monsieur perd ses copains", des Ogres de Barback, 3e titre du week-end, dirigé par Guillaume, plongeait dans le thème du temps qui passe, la douleur de perdre un ami. Une chanson qui donne, malgré tout, l'envie de vivre, d'en profiter, de communiquer de l'énergie.

Comme toujours dans ce type de week-end, le défi, pour les chefs, reste de maintenir l'attention jusqu'au bout. Avec des techniques qui ont fait leurs preuves : pas de chaises ni de partition le dimanche matin mais des poses, des expressions, des pas et des gestes, en y associant peu à peu les paroles des chants entamés la veille. Effet garanti pour la concentration ! On patine parfois, mais la mémoire travaille. Et l'humour de Guillaume fait le reste : la bonne humeur est aussi un gage d'efficacité. "J'aime bien chahuter, sans méchanceté" explique-t-il."Il y a de bons retours dans le chant, dans l'intention. C'est un choeur vraiment super". L'émotion était encore plus vive pour lui qui découvrait pour la première fois en "live" l'harmonisation signée de sa main sur la chanson des Ogres de Barback, à donner la chair de poule.
Quand vient le tour d'Elodie, le paquet de paroles à mémoriser, de pièges à éviter est aussi impressionnant. "Par l'expression, le corps, les gestes, on essaie d'aider les choristes à trouver les bons outils" dit-elle. "Si on se libère, il y a de l'émotion qui passe. On fait en sorte que les choristes soient heureux d'être là". Michaël Cavalier, le pianiste du week-end, encore nouveau au sein de CC, ne cache pas sa surprise devant "la flexibilité des choristes qui se jettent à l'eau sans se poser de questions".

Devant le public, le choeur a su restituer le plaisir de vivre cette parenthèse enchantée de deux jours, comme la veille, à l'écoute du groupe Toochatoo, sur un répertoire varié. Jean-Luc, basse, apprécie toujours ce type de rassemblement "enrichissant sur le plan vocal et relationnel". Tout comme Martine, soprane, grande amatrice de week-ends chantants : "On a toujours envie d'être là. Le fait de chanter est un pur bonheur, une thérapie. C'est ressourçant et fédérateur".
 
Reportage de Jean-François Vaizand
 

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