Description
Voici une "décadanse" dont la musique affirme qu'on fait la fête quand le monde autour s'effondre. Davantage que de l'insouciance, il y a également mépris et négationnisme même dans cette boîte de nuit au nom évoquant frontalement le IIIe Reich allemand. Il s'agit également d'un des rares titres de "Starmania" durant lequel l'action avance, avec (SPOILER/) la préparation de l'attentat par les Etoiles Noires et la trahison de Sadia qui avertit la sécurité de l'établissement (/SPOILER). En effet, cet "opéra-rock" de 1979 tel que l'ont présenté Berger et Plamondon, a surtout pris à l'opéra le procédé du récitatif qui fait avancer l'histoire dans des chansons dédiées à raconter les événements sur une mélodie monotone énoncée par l'Evangéliste. Ainsi la structure de la version spectacle est différente de celle de l'album et nous vous en proposons une version concert avec un final en resserrement dramatique !
Commentaires techniques
Cette harmonisation extraite du Grand choral des Nuits de Champagne fait partie des titres les plus festifs de Starmania, mais dont le texte de danse avant l’apocalypse est à prendre avec ironie et critique. La partition, très fidèle à l’original sur les refrains harmonisés et très simple dans ses apports, confie la mélodie aux alti et aux hommes d’abord en alternance, puis ensemble à l’unisson au couplet suivant avec d’abord l’ajout d’un contrechant souple des sopranes et ensuite un tutti homophonique. Le troisième couplet met en dialogue femmes et hommes aussi bien sur des phrases de lead que sur des réponses toniques. La coda resserre l’idée du refrain en créant deux groupes rythmiques de deux pupitres chacun et en guidant les voix vers leurs aigus pour un accord final d’apothéose.